Les cours Confucius sont remis en question en Australie

Students learning to perform a tea ceremony at a Confucius kindergarten in Wuhan, China. Source: AFP / Getty Images

(Kelsey Munro pour SBS NEWS, 8 juin 2018)

“Le programme parrainé par le gouvernement chinois offre des cours de mandarin dans le monde entier. Or, le gouvernement de Nouvelles-Galles du sud et un nouveau film soulèvent des questions à propos de la face plus sombre des Instituts Confucius.”

Le gouvernement de Nouvelles-Galles du Sud s’est engagé à respecter les “traditions culturelles” chinoises et à se conformer aux “lois et règlements chinois” lorsqu’il a établi son programme de cours Confucius dans le cadre d’une collaboration avec le gouvernement chinois, même si le programme était donné dans les écoles publiques de Nouvelle-Galles du Sud comme le révèlent les documents obtenus en vertu des lois sur l’accès à l’information.   

SBS News a obtenu des documents, y compris la correspondance et le contrat original signé par le ministère de l’Éducation de la Nouvelle-Galles du Sud et l’agence chinoise Hanban pour établir des salles de classe Confucius en Nouvelle-Galles du sud en 2011 sous le gouvernement du Parti travailliste de l’époque. 

Les révélations se présentent sous la forme d’un film documentaire remettant en question l’influence des Instituts Confucius. La première projection en Australie a eu lieu en juin 2018.

Le gouvernement de la Coalition de la Nouvelles-Galles du Sud a annoncé en mai qu’il était en train d’examiner la question du programme de cours Confucius, suite aux inquiétudes relatives à l’influence inappropriée de gouvernements étrangers.  

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Sensibilisation interculturelle ou propagande ?

L’association des professeurs de chinois de NSW (Chinese Language Teachers Association of NSW), qui rassemble plus de 160 enseignants de mandarin, a déclaré qu’il n’y a aucune preuve de “contenu politique” dans les cours, que le programme a été développé par la Commission des études de NSW (NSW Board of Studies), et que ce sont des enseignants qualifiés localement et non les assistants qui s’occupent de l’enseignement dans les écoles de NSW.

Pourtant un nouveau film a alimenté le questionnement autour des instituts.

Le documentaire “In the Name of Confucius” de la réalisatrice sino-canadienne Doris Liu montre l’âpre lutte entre le Toronto School Board et le programme des cours Confucius. En 2014, après un débat qui avait divisé la communauté chinoise locale, le conseil d’administration avait voté l’expulsion du programme.

D. Liu, s’adressant au Parlement de Nouvelle Galles du Sud par vidéo-conférence depuis le Royaume-Uni, a indiqué : “Vous devez réfléchir aux liens qui vous attachent, à quel coût est fournie gratuitement l’enseignement chinois fourni par les Instituts Confucius.”

“Voulez-vous vraiment sacrifier votre liberté académique, les droits de l’homme et les valeurs fondamentales de cette opportunité d’enseignement gratuit ?”

Le film suit également le parcours de Sonia Zhao, une pratiquante chinoise de Falun Gong venue au Canada en tant que professeur de mandarin à l’Institut Confucius et qui demandera le droit d’asile.

Le Falun Gong, une pratique spirituelle récente, est interdite en Chine.

Les contrats des Instituts Confucius que signent les enseignants stipulent qu’aucun pratiquant de Falun Gong ne serait autorisé à travailler dans les instituts, ce que S. Zhao a réussi dénoncer comme étant une forme de discrimination devant la Commission des droits de l’homme du Canada. L’université McMaster a par la suite fermé les portes de son Institut Confucius, l’un des premiers à le faire.

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Ceci est un extrait de l’article de SBS NEWS article. Pour lire l’article dans son intégralité (en anglais), veuillez cliquer ici.