Entre un feu vert et un blocage, premières projections en Nouvelle-Zélande

Audiences come early and wait for the New Zealand premiere of In the Name of Confucius at Victoria University of Wellington. (July 25, 2018) 許多觀眾提前來到惠靈頓維多利亞大學等待《假孔子之名》的新西蘭首映。(2018年7月25日)

En juillet 2018, notre film In the Name of Confucius a été présenté à deux reprises en Nouvelle-Zélande. Les réactions n’ont pas été les mêmes d’une université à l’autre tandis que ce qui se tramait en coulisse reste bien mystérieux. 

Diffusion dans une université partenaire d’un IC – une première !

Table ronde avec la réalisatrice Doris Liu et Kevin Carrico (en vidéo-conférence depuis Sydney) après la projection à l’Université Victoria de Wellington. (25 juillet 2018)

La première projection à l’Université Victoria de Wellington le 25 juillet était aussi la première fois que In the Name of Confucius a pu être diffusé sur un campus où est présent un Institut Confucius (IC). Près de 200 personnes sont venues à la séance, dont la directrice de l’IC elle-même !

Rejointe par Kevin Carrico (en vidéo-conférence depuis Sydney), conférencier à l’Université des études chinoises de Macquarie, la réalisatrice du film Doris Liu a participé aux 70 minutes de table ronde. La discussion a eu pour sujets : les menaces que pouvaient poser les IC, l’influence du gouvernement chinois et même son infiltration en Nouvelle-Zélande, notamment comment y faire face. La directrice de l’IC a partagé certaines de ses expériences positives avec l’Institut Confucius et a écouté la plupart de la discussion. Nous sommes confiants que la directrice est sortie de cet évènement avec de nouvelles perspectives. 

Annulation dans une autre université partenaire d’IC

Des personnes du public discutent avec la réalisatrice Doris Liu après la projection et la table ronde à l’Université Victoria de Wellington, en Nouvelle-Zélande. (25 juillet 2018)

Une autre université partenaire d’un IC — l’Université d’Auckland (UOA), a finalement annulé la programmation du film, après avoir décidé de passer d’une séance ouverte au public à une séance réservée au personnel et aux étudiants. Les organisateurs ont expliqué leur décision par le fait que la séance avait été “prématurément annoncée comme étant ouverte au public” avant que cela puisse être approuvé par la faculté.

Si l’on se réfère à cet article, le consulat chinois a été mis au courant de la diffusion du film à l’Université de technologie d’Auckland (AUT). Même si nous n’avons pas de preuves, nous avons des raisons de penser que la pression du gouvernement chinois ou sinon la peur d’offenser la Chine a joué un rôle dans cette soudaine annulation de la projection à l’Université d’Auckland. Ça n’aurait pas été la première fois puisque le gouvernement chinois a déjà essayé d’empêcher une projection à Tokyo (Japon).

Salle comble à l’Université de technologie d’Auckland

Des militants pro-démocrates chinois sont venus assister à la projection donnée à l’Université de technologie d’Auckland, avec des messages à faire passer. (26 juillet 2018)

La diffusion du film à l’Université de technologie d’Auckland a fait salle comble. Certains, n’ayant plus de place, étaient même assis par terre pour pouvoir regarder le film et écouter les échanges qui ont suivi. La réalisatrice Doris Liu a été rejointe par Thuten Kasang, président des Amis du Tibet. Quelques militants pour la démocratie en Chine sont également venus avec un message comme on peut le voir sur la photo ci-contre. Ils ont remercié Doris pour la réalisation de ce film.

Il existe 3 Instituts Confucius et 30 classes Confucius en Nouvelle-Zélande.